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L E SÉNÉGAL UN ETAT EN CHANTIER NUMÉRIQUE SÉCURISÉ

6092016

Nous vivons dans un monde connecté et de plus en plus dématérialisé. Un monde qui offre plein d’opportunités technologiques certes. Un monde où nous confions nos données bancaires, financières, personnelles à des ordinateurs. Un monde ou des automates gèrent nos Systèmes d’Informations les plus sensibles voir stratégiques.

Du coup, naturellement, de nouvelles formes de délinquances évolutives, volatiles et mondialisées  viennent  s’adapter à cette formidable évolution numérique.

Ces nouvelles délinquances se traduisant par des attaques de sites  web étatiques, des medias (cas Dakar Actu, Senego au Sénégal), des PME / PMI qui constituent le tissu économique de nos pays africain et plus particulièrement sénégalais. Les conséquences de ces menaces sur nos économies sont inestimables et deviennent un frein pour le développement de nos pays en voie de développement puis qu’ils impactent négativement sur les prévisions de croissances ceux ci.

Les  types d’attaques sur les SI de ces dernières années au Sénégal sont en déni de service classiques, principalement par ICMP Flooding (saturation de la pile TCP / IP par un grand nombre de requêtes ICMP), par SYN Flooding (saturation des connexions du serveur par envoi de grand nombre de demandes de synchronisation jamais acquittées.

Pour rappel, une attaque en déni de service ou DDos  a pour objectif la  paralysie  des Systèmes cibles. Contrairement au défacement de site dont le but est de remplacer le contenu initial légitime  d’une page web par des messages illégitimes.

J’ai fais exprès de ne pas parler de phising qui est une technique de piratage qui vise à recueillir des informations confidentielles (codes d’accès ou mots de passe) par l’envoi de courriels censés provenir de banques ou d’opérateurs. Les victimes trompées par la qualité supposée de l’expéditeur fournissent elles-mêmes leurs données personnelles.

C’est pourquoi,  l’Etat Sénégalais après avoir mis en place un arsenal juridique fort, s’est mis à attaquer le volet technique, organisationnel et sensibilisation de la cybersécurité  à travers un ensemble de mesures :

 

Création de la commission de protection des données personnelles  par décret présidentiel en janvier 2008.  http://www.cdp.sn/

Mise en place d’un vaste programme de dématérialisation des procédures douanières et administratives avec l’ADIE (Agence de l’Informatique de l’Etat) ainsi que des projets tels que Teledac , la plateforme Gainde 2000, ORBUS…

Projet de Village numérique de Diamniadio

En partenariat avec la Banque africaine de développement (Bad), le Sénégal espère mobiliser une soixantaine de milliards de FCFA pour, dans un premier temps, créer un parc de technologies numériques qui sera installé à Diamniadio sur 25 hectares – 100 hectares à long terme. Site où des entreprises françaises telles qu’ATOS commencent à déployer de plateformes numériques pour booster et accompagner le Sénégal vers une digitalisation sécurisée.

Création d’une cellule de cybersécurité au sein des douanes Sénégalaise.

La prolifération des portes monnaies électroniques et sociétés de transfert d’argent

            Nafa, Joni Joni, Poste Cash, Money Express, Wari, Tew mi Tew

 

Projet de création  d’une agence nationale de cybersecurité pour début 2017.

Cette agence sera rattachée à la primature et aura pour mission la cybersécurité des entreprises et administrations du Sénégal.

Projet de sensibilisation de la population sénégalaise à la cybersécurité sur une durée de 2 ans (2017- 2018).

La création d’écoles de cybersécurité

          IPROSI, EDGE Institut

 

Autant de projets et d’initiatives qui font du Sénégal un Etat prenant sérieusement en compte l’importance de la cybersécurité pour sa souveraineté et pour sa digitalisation.

Au delà de ces initiatives, le Sénégal  en ratifiant  la convention 108 portant sur la protection des personnes contre le traitement automatisé des données à caractère personnel le 25 Aout 2016 est devenu le deuxième pays Africain à le faire et le cinquantième au monde.

Cependant, malgré tout cela, des défoncements de plateforme  web d’operateur de transfert d argent (Joni Joni) en janvier 2016, des sites d informations (sen ego et Dakar Actu)  en Aout 2016 continuent d’alimenter les débats au Sénégal.

Ce qui veut dire qu’il reste encore beaucoup  à faire en matière de sécurisation d’infrastructures des administrations et PMI PME Sénégalaises.

Nous militons pour des lois obligeant les entreprises à intégrer la Cybersécurité au début et à la fin de tout projets.

Car selon le dernier rapport mondial sur l’indice de  cybersécurité dans le monde, leSénégal  est classe derrière des pays tels que la Côte d Ivoire et la Gambie.

C’est cela que semble comprendre l’Agence de l’Informatique du Sénégal en mettant en place une cellule de cybersécurité et en signant avec la France lors du Security Day 2016, un accord avec l’ANSSI Française pour la mise en place d une stratégie nationale de Cybersécurité..

Encore une fois de plus, nous dirons aucun pays au monde à lui seul ne peut lutter contres ces cybermenaces. Il faut nécessairement des coopérations entre Etats et une harmonisation des lois pour espérer régler ces fléaux du XXI ieme siècle.

Alors sociétés de Cybersécurité  tenez vous  prêt pour le grand « chantier Numérique » du Sénégal !

 

Sidy Mactar AIDARA

CEO KUBUK

Co-fondateur du Cercle Africain de Cybersécurité.







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